Première étape - De Toulouse à Rebigue

C’est sous un ciel gris cendré uniforme, typique de la région toulousaine, que je prends le départ de Flânerie en Occitanie.
Nous sommes le 1er octobre 2020, il est bientôt 9h00 du matin, place du Capitole des camelots installent leurs stands, je m’élance pour cette première étape direction le village de Rebigue.
Je perçois une sensation particulière en moi, une émotion que j’ai un peu de mal à identifier.
Ça y est, c’est parti !

La carte Rencontres

Environ 20 km à pieds

Cette marche, ces 360 km à pieds pour rejoindre Montpellier en partant de Toulouse en passant par les pistes et les chemins, ce projet pensé il y a plus de deux ans se réalise enfin.
Un parcours pédestre qui va permettre de raconter le chemin, raconter celles et ceux qui vivent et travaillent dans les villages et les territoires traversés, raconter notre environnement, mais il va également servir à décrire le tourisme solidaire proposé par l’association Le Guide du Flâneur.

Les partenaires

Région Occitanie

Biocoop Tourne-Sol

Conversations sur le bord du chemin

Rencontre avec un habitant de Pouvourville

Rencontre dans les rues du village..... du quartier de Pouvourville avec un habitant.

Marco à Pechbusque

Rencontre et entretien avec Thierry et Marco du service technique de Pechbusque.

Entretien avec le maire de Rebigue

Entretien avec Mr le Maire du village de Rebigue.

La Garonne

Sac sur le dos et de multiples interrogations quand à ma condition physique du moment, je m’engage rue Gambetta où de nombreux camions livrent les commerces de la rue. Je rejoins les quais de la Daurade offrant une belle vue sur la Garonne, enjambée par le pont Neuf, le fleuve est absolument lisse, se confondant presque avec le ciel. Sur la rive opposée l’Hôtel-Dieu : un large bâtiment de briques surmonté d’une monumentale coupole, cet édifice était à l’origine un hôpital et un lieu d’accueil pour pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle.
La Garonne je vais la suivre un long moment. D’abord par les quais de Tounis, je longe l’île du Ramier, je passe aux pieds des bâtiments de la région Occitanie (partenaire de Flânerie en Occitanie), puis j’emprunte le large chemin ponctué de bancs vides aménagé en haut de la digue.
Je quitte les rives du fleuve en suivant la trace du GR qui me mène jusqu’à un pont traversant la rocade, encombrée à cette heure de la journée, après m’avoir fait zigzagué dans le quartier Empalot.

Toulouse

Les coteaux de Pech David

Très rapidement je trouve un chemin menant sur les hauteurs de Pech David, le contraste est brutal. Bientôt un point de vue « bruyant » permet d’apprécier l’immensité de la ville, son activité, sa circulation incessante tout en offrant une agréable impression d’être déjà au vert.
Je suis sur le GR 653, comme toujours les GR sont parfaitement balisés en rouge et blanc.
Le chemin débouche sur un grand parking, en marchant encore un peu j’arrive à la ferme équestre de Pech-David que je devine grâce à de beaux parfums propres à l’élevage.
Une passerelle en bois permet la traversée de la route.
Je suis maintenant sur les hauteurs du côté du quartier Rangueil, ici les chemins sont très aménagés pour la remise en forme des toulousains : coureurs et cyclistes sont nombreux. De beaux arbres, éparpillés, habillés en mode automnale, partagent leur espace avec de nombreux bancs, aires de jeu et divers aménagements.

Les coteaux de Pech David

Pouvourville

Me voilà arrivé à Pouvourville : un village devenu quartier de Toulouse.
Une dame taillant sa haie m’explique à quel point elle déplorait de voir, ou plutôt d’entendre de moins en moins d’avions passer au-dessus de sa maison. Elle me dira que sa fille est pilote de ligne quand je lui suggère qu’il s’agit peut-être d’une bonne chose.
L’église, les maisons anciennes et la place du village sont toujours là cernées par de nombreux lotissements et centres commerciaux aux enseignes habituelles. Voilà bien longtemps qu’artisans et commerçants ont disparus.

Pouvourville

Pechbusque

Le chemin monte puis descend de manière incessante, le paysage ondule doucement.
Une agriculture semi-intensive griffe la terre, mais sur le bord du chemin un jardin des simples est joliment aménagé avant d’arriver au village de Pechbusque.
Ici, je vais rencontrer Mario, employé au service technique de la mairie, qui va me raconter son village et me montrer son travail de réalisation de beaux panneaux qui indiqueront bientôt le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Pechbusque

Mervilla

Le chemin me mène ensuite à Mervilla après avoir traversé des zones résidentielles.
Après Mervilla, dont je ne verrais que le cimetière, l’église et la mairie, je commence à percevoir la ruralité : fini le mitage relativement important jusqu’ici, beaux paysages vallonnés, larges chemins bordés d’arbres anciens.

Mervilla

Enfin le bivouac !

Un long chemin en pente douce traverse un fond de vallon, il m’aide à me hisser sur la crête où se trouve le village de Rebigue.
Sur les 20 km de l’étape, les deux derniers m’ont semblé interminables, le sac paraît peser une tonne, j’ai hâte d’installer le bivouac, manger et dormir au plus vite…
Fin de la première étape... enfin !

Bivouac au village de Rebigue

La carte de l'étape

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Date de dernière mise à jour : 26/11/2020