Mes mirettes me jouent des tours

Par | Le 23/10/2014 | Commentaires (0) | Le blog de Doudouche

Ce jour là, nous traînions sur les bords de l’Adour dans les Pyrénées Atlantiques, moi, mollement tenue en laisse par mon maître qui blaguassait avec sa compagne.
Le temps était calme et doux et rien ne laissait présager de la tempête qui tout à coup s’est levée sous mon crâne.

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Une partie de chasse

Nous déambulions paisiblement sur un sentier bordé d’un côté par le fleuve et de l’autre par un grand champ en friche qui débouchait au loin sur une route.
La truffe au ras des pâquerettes, je les écoutais vaguement déblatérer, aucune odeur ne retenait particulièrement mon attention et tous mes sens étaient en sommeil.
Soudainement, un point se déplaçant assez vite dans le lointain réveilla mon instinct et dans ma cervelle de cabot se transforma immédiatement en gibier potentiel d’une espèce inconnue.
 

Un drole d'animal

A cette distance, malgré mes yeux de lynx, j’avais un peu de mal à évaluer la taille et la grosseur de l’animal en question. Qu’à cela ne tienne, d’un habile mouvement de tête je réussissais à m’échapper de mon collier et enfin libre, je fonçais d’une course effrénée, ponctuée de bonds majestueux vers l’objet de tous mes désirs qui se déplaçait latéralement à moi et aussi vite.

C'est dans les gènes

Au loin, j’entendais les « Douchkââââ…. ! » alarmés de mes maîtres qui me rappelaient à grands cris angoissés. Mais il faut savoir que lorsque je suis partie en chasse, rien n’y personne ne peut m’arrêter et je deviens un engin de guerre incontrôlable alors que je n’ai jamais été dressée pour chasser. Mais les gènes du Cortal qui m’a servi de père se réveillent alors et adieu les recommandations, les ordres de retour et même la promesse du petit gâteau n’y fait plus rien !

La chasse au cycliste

C’est à fond de train que j’ai donc failli déboucher sur une nationale où le bruit des voitures m’a rappelé à la réalité et que je me suis rendue compte que le gibier tant convoité n’était en réalité qu’un vulgaire cycliste dont le dossard rouge n’avait rien d’un canard.

Accident évité

Quelle déception et quelle honte ! je suis revenue vers mes maîtres confuse et penaude, jurant que l’on ne m’y reprendrait plus et m’attendant à une belle engueulade, mais ils avaient eu tellement peur de me voir créer un accident sur la route et de me retrouver transformée en carpette que j’ai eu droit à un sermon et à une tapette.
N’empêche, il ne faut plus que je me fie à mes mirettes ou bien que je porte des lunettes !

doudouche coulisses du guide

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